| Histoire des confitures |
|---|
![]() |
es confitures son apparues en Europe assez tardivement. Et pour cause, cas leur fabrication requiert du sucre, pratiquement inconnu en Europe jusqu'à l'époque des Croisades. Certes, la cuisine romaine connaît déjà les fruits confits au miel, et depuis les expéditions |
|---|
d'Alexandre le Grand on a entendu parler en Europe du " roseau qui donne du miel sans le secours des abeilles". Mais cette substance à demi mythique comme son substitut plus répandu, le miel, sont beaucoup trop chers pour être un article de consommation courante. Peu à peu, les bénéfices attribués au sucre se conjuguent à la simple gourmandise. Des confiseurs-confituriers entrent au service des grandes maisons, puis vendent leurs productions dans des boutiques: c'est le cas du célèbre confiseur parisien Roger de Quiquetonne qui a donné son nom à la rue Tiquetonne à Paris. Les premières mises en garde contre le sucre au début du XVIIe siècle ne changèrent pas grand-chose au succès de leurs productions. A l'époque, le mot « confiture » désigne à la fois les fruits au sirop, les fruits confits, les bonbons et les fruits cuits au sucre ; c'est seulement au XIXe siècle qu'on le limite à ce dernier cas de figure. L'essor des confitures est aussi lié au remplacement du sucre de canne par le sucre de betterave, cultivé sur place donc nettement meilleur marché. C'est seulement à partir de ce moment que le sucre devient un article de consommation courante, permettant le développement d'une industrie des confitures, et la généralisation de la fabrication maison. |
|---|